Palais de Justice de Locarno  
La signature de ces accords s'effectue à l'issue de la Conférence de Locarno qui se tient au bord du lac Majeur en octobre 1925. Cette conférence a pour but de réviser le Traité de Versailles de 1919. Sont présents les ministres des affaires étrangères , Gustav Stresemann (Allemagne), Aristide Briand (France), Austin Chamberlain (Angleterre), Emile Vandervelde (Belgique), Benito Mussolini (Italie).
Sous la garantie anglo-italienne, la France, Allemagne et la Belgique, s'engagent à maintenir les frontières telles qu'elles ont été fixées par le traité de 1919. Ce statu quo territorial prévoit le respect de la démilitarisation de la Rhénanie par l'Allemagne qui s'engage de ne se livrer à aucune invasion ou attaque. Le pacte rhénan, stipule qu'en cas d'agression les Etats garants s'engagent à soumettre le conflit soit à un tribunal arbitral, soit à la Cour permanente de justice internationale. Les Etats garants s'engagent à prêter leur assistance à la partie victime de l'agression. Ce pacte est accompagné de deux conventions d'arbitrage séparées, la première entre la France et la Belgique, la seconde entre l'Allemagne, la Pologne et la Tchécoslovaquie, représentée par Edouard Bénès.
Photo ci-dessous : Ratification des accords de Locarno, Londres, 1er décembre 1925. Avec : 1) Aristide Briand 2) Gustav Stresemann 3) Austen Chamberlain 4) Edouard Bénès
La conférence aboutit à la signature des accords de Locarno, le 16 octobre 1925. Aristide Briand s'exclame :
«C'est la collaboration entre pays qui s'ouvre, les Etats-Unis d'Europe commencent».
Le 7 mars 1936, Hitler réoccupe la Rhénanie et informe les signataires des accords de Locarno de la nullité de ceux-ci.
La Rhénanie est remilitarisée face à une SDN de plus en plus impuissante qui se débat sans succès à résoudre la guerre d'Ethiopie. Le pacte rhénan garantit la frontière occidentale de l'Europe. Malheureusement aucun pacte équivalent ne garantit la frontière orientale. L'Union soviétique interprétera cette lacune comme étant à l'origine de l'agression allemande de la Pologne le 1er septembre 1939.


 

 

 

 

 

Arbitrage international : jugement d'un litige entre Etats ou particuliers par un tiers désigné par les parties adverses.