La naissance de cette commission, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, va susciter de nombreux espoirs. La soif de justice est immense et certains s'imaginent que cette commission pourrait être une sorte de tribunal suprême, à même de recevoir des plaintes concernant des violations des droits de l'homme d'où qu'elles viennent. Pour assurer à cette commission la liberté de jugement, il ne faudrait pas que ses membres soient nommés par les gouvernements. Malheureusement, lors de la seconde session de l'ECOSOC (Conseil économique et social) en juin 1946, les Etats membres décident de choisir eux-mêmes les délégués qui feront partie de cette commission. Après la chute du mur de Berlin la situation n'a guère changé. Les Etats qui bafouent les droits de l'homme ont suffisamment de poids politique ou économique, pour ne pas se faire condamner par la commission.

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