Prix Nobel en 1930

Religion

« Seigneur, donne-moi l'humilité et la sagesse de servir la grande cause de l'unité de l'Eglise »

Söderblom effectue des études de théologie à l'Université d'Uppsala dont il deviendra archevêque. En 1893, il accepte un poste de pasteur de l'église luthérienne suédoise de Paris, où il s'installe avec son épouse et collaboratrice Anna Forsell, l'une des vingt étudiantes sur les mille sept cents étudiants de l'époque. Ils auront treize enfants. A Paris, Söderblom est le premier étranger à obtenir un doctorat de la Sorbonne. Il rencontre Alfred Nobel qui apprécie ses idées et soutient financièrement sa paroisse. Söderblom prononcera ses obsèques funèbres en 1895.

De retour à Uppsala, en 1901, il enseignera la théologie et participera à la création de l'Union mondiale des Eglises pour la compréhension internationale en 1914. Pendant la Première Guerre mondiale, il maintient le contact avec les Eglises en organisant en décembre 1917, une conférence de l'Eglise neutre qui élabore un manifeste stipulant que : « L'Eglise doit éveiller des consciences de l'humanité… la guerre est incompatible avec l'esprit du Christ… L'Eglise doit prêcher afin que les Nations et les communautés agissent en fonction de principes éthiques en fondant leur espoir de coexistence sur des principes de vérité, de justice et d'amour ». C'est grâce à son action que se réunit à Genève une conférence internationale, qui posera les fondements d'une rencontre œcuménique de large envergure. Cette rencontre, qui a lieu à Stockholm en 1925, réunit 600 délégués appartenant à 37 pays et a pour thème: « l'Eglise et les relations internationales ».