Prix Nobel en 1980
| Droits de l'homme | |
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« On ne peut parler de droits de la personne uniquement en termes de torture, d’emprisonnement et de massacres. Certes, ce sont les aspects les plus graves. Mais on doit aussi considérer le cas du paysan qui n’a pas de terre et qui meurt de faim » Adolfo Pérez Esquivel est né à Buenos Aires, où il fait des études d’architecture et de sculpture. En 1974, après avoir passé 17 ans dans l’enseignement, Esquivel se voue entièrement au mouvement non-violent pour la justice et la paix. Il est nommé secrétaire-général du Servicio Paz y Justicia (SERPAJ), une fédération de militants non-violents pour le respect des droits fondamentaux en Amérique latine, y compris les droits économiques et sociaux. |
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Le SERPAJ cherche à sortir du cercle vicieux de la pauvreté, de la violence et de la répression en soutenant la lutte des paysans et des ouvriers en faveur de leurs terres et de leurs droits. Dans cette période des années 70, l’Argentine connaît des troubles politiques qui se manifestent par des enlèvements et des meurtres commis par des groupes extrémistes de droite. En 1976, un coup d'Etat met en place un régime militaire féroce avec l'opposition. Dans la même année, Esquivel lance une campagne internationale pour l’établissement d’un Comité des droits de l’homme au sein de l’ONU. Une année plus tard, il est arrêté sans chef d’accusation, torturé et emprisonné pendant 14 mois. Pendant toute sa vie, Esquivel luttera pour la promotion des solutions non-violentes aux problèmes de l'Argentine.
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| Les droits économiques et sociaux : cf., Déclaration universelle des droits de l’homme, et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels de 1966. Les droits économiques et sociaux ont surtout été prônés par les pays socialistes. |